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RETRANSCRIPTION
CONFÉRENCE SUR LES CIEUX DE TEIR
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Comme pour la Terre, la méthode du temps sur Teir se base sur le
cycle des astres mais nous remarquons qu'elle est déterminée par
les Maîtres. Au-dessus de la nature, de la logique scientifique,
il y a toujours la volonté d'un Maître. Une volonté de départ, qui
mènera à une évolution ou à un cycle de vie. Nous retrouvons
toutefois plusieurs termes que les Maîtres utilisent aussi: nous
parlons de jours et de nuits, de secondes, de minutes et d’heures,
puis de siècles. Mais tous ces termes n’ont pas le même calcul
d’un monde à l’autre. Pour comprendre cette importante différence,
nous devons prendre connaissance de ce qu’est Teir, au sens propre
du mot.
Teir est un univers latéral divisé en deux territoires principaux:
les Sols et les Cieux. Ce n’est pas une planète mais bien deux
espaces parallèles et infinis qui sont, bien sûr, perturbés par
différents reliefs. Ces deux espaces parallèles sont tendus l'un
par dessus l'autre par chacun quatre points d’énergie magnétique
qui assurent l’équilibre de l'univers. Ces points d'énergie
équivalent à nos points cardinaux.
Les Sols sont divisés en quatre royaumes:
- Royaume des Adanaïdes
- Royaume des Pays d'Aran
- Royaume de l'Immensité
- Royaume du Néant
- Leurs points cardinaux: Dien, Cid, Karan et Hif

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Chacun de ces territoires obéit soit à des lois universelles,
soit à d’autres lois propres à chacun. Car chaque Royaume, même
s’il reste sous le règne des trois Maîtres, est gouverné par un
souverain. Ce souverain jouit de certains pouvoirs afin de gérer
son Royaume et les Maîtres veillent ensuite à ce que leur Royaume
les serve bien.
Les Cieux sont divisés en quatre territoires (non des royaumes):
- Cieux des Censerres
- Cieux Dorbonnes
- Ciel de Mied
- Misage
- Leurs points cardinaux: Car, Tor, Coi et Brai.

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Dans le vide entre les Sols et les Cieux, un neuvième point
cardinal cimente l'univers. On l'appelle Olfré.
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Principaux astres qui servent à éclairer, réchauffer ou
uniquement marquer le temps sur Teir: la Lune d’Azo, la Lune
Polva, la Lune Choxï, appelée aussi la Lune Rouge, le Soleil
Mî, le Soleil de Cerr et le Soleil Fabaran.
Nous reviendrons plus en détail sur la nature et le rôle de chaque
astre. Attardons-nous pour l’instant à l’incidence de leurs
apparitions sur la méthode du temps. Ce sont les Maîtres, et plus
généralement le troisième Maître (l'Impératrice), qui décident de
l’astre qui doit régner dans le ciel. Nous disons qu’un Siècle
équivaut à 200 apparitions de la Lune d’Azo. Cette Lune, qui
règne presque toutes les nuits, est remplacée à l’occasion par les
deux autres. Ainsi, un Siècle peut équivaloir à 200 jours, ou à
250, ou à 600, dépendamment du nombre d’apparitions des autres
Lunes, dépendamment donc des intérêts ou des humeurs du Maître.
Les autres astres n’ont, pour ainsi dire, aucune répercussion sur
le temps; si ce n’est qu’il est utile de savoir que la durée d’un
jour et d’une nuit varie selon l’astre régnant. Voici un autre
tableau…
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Teir dans l’espace universel.
Curieusement, c’est dans ce volet que nous allons comprendre la
signification du fameux Fil du Temps. Le Fil du Temps est la
communication entre les différents mondes de l’Univers et qui part
de l’infiniment petit jusqu’à l’infiniment grand. C’est par ce
Fil du Temps qu’un être peut voyager d’un monde à l’autre. Les
univers s’emboîtent sur le Fil du Temps. À ce jour, nous ne sommes
pas en mesure de connaître le nombre de mondes emboîtés sur le Fil,
mais il nous apparaît évident que la Terre des Hommes et Teir ne
sont pas les seuls à exister.
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Les Cieux en général
Les Cieux ont une double nature: en plus de se séparer en territoires
distincts, agissant ainsi sur des Sols précis, ils ont une personnalité
et une intelligence qui leur sont propre. Les Cieux sont donc des
entités pensantes.
Dans cette première nature où il sont territoires, se référer à la carte des Cieux de Teir.
Dans cette seconde nature où ils sont dotés d’intelligence, les Cieux sont
reconnus pour avoir une infaillible loyauté envers les Maîtres, plus
qu’envers les souverains ou autres dirigeants des Sols.
Ce sont les Cieux qui décident de la température, des intempéries et des
climats. Ils sont responsables des Sols sous leur juridiction. En
d'autres mots, chaque Ciel est associé au Royaume en dessous. Cependant,
au même titre que les astres, ils opèrent selon la volonté des Maîtres avec
empressement et docilité. Les Cieux, en plus de leur soumission envers les
Maîtres, sont également reconnus pour être particulièrement xénophobes et
peu soucieux du sort des créatures vivant sur les Sols. Ils se concentrent
avant tout sur leur statut céleste, sur tout ce qui les entoure, sur tout
ce qui peut agréer un Maître, et parfois au détriment des peuples du sol.
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Cieux Dorbonnes
Premièrement, il faut savoir que linguistiquement parlant, on peu tout
aussi bien désigner Dorbonnes au pluriel ou au singulier. On peut dire
le Ciel ou les Cieux Dorbonnes. Ce sont les Cieux qui couvrent le
Royaume des Adanaïdes. Leur fidélité va plus que tout à l’Impératrice
qui est également la souveraine de ce Royaume. C’est un ciel qui abrite
les plus beaux spécimens d’oiseaux de Teir, il aime ce qui est pure,
grandiose, magnifique. Il apprécie les cérémonies que les Adanaïdes
donnent en son honneur. On dit souvent que c'est un Ciel d’apparat.
C’est chez lui que les astres accomplissent leur règne, c’est donc de
chez lui que se diffuse leur lumière ou leur chaleur et il garde
jalousement ces privilèges. Pour les peuples du Royaume des Adanaïdes,
les Cieux Dorbonnes demeurent un ciel difficile, inaccessible et distant,
peut-être même autoritaire et manipulateur, mais toutefois un ciel de
grandeurs et de beautés. C’est un ciel que l’on respecte. Dorbonnes
se manifeste à l’occasion, son gigantesque visage translucide prenant
forme au dessus du sol. Son écu porte le nom d’Aniol, qui signifie
Magnificence. Sa Créature attitrée est la baule, que l’on appelle aussi
«doigts de Dorbonnes».
Son animal favori est le voine-clair. C’est un grand oiseau gracieux
dont le plumage magnifiquement coloré varie de jaunes éclatants, de
bleus et de violets, à rouges écarlates. Lorsqu’ils volent ensemble,
on dit qu’une envolée, comptant d’ordinaire une centaine d’individus,
donne l’impression depuis les sols d’admirer un arc-en-ciel en mouvement.
Son arbre est le marran, un feuillu majestueux dont le houppier est
large de 50 mètres. L’arbre en soi, géant, est le plus haut avec ses
200 mètres. Une charmante croyance veut que la cime des marrans
chatouille parfois Dorbonnes et serait ainsi responsable de sa rare
bonne humeur. Ses couleurs sont le gris, le turquoises et le chamois.
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Les Cieux des Censerres
Ils couvrent en totalité le Royaume de l’Immensité. Se dit aussi tant
au pluriel qu’au singulier. Aussi austère que Dorbonnes, il ne partage
pas ses principes hédonistes et narcissiques. Censerres est fidèle aux
Maîtres mais absolument pas au souverain du Royaume qu’il est censé
protéger. D’ailleurs, ce souverain, nommé Malotignas, ne règne pas sur
grand chose car l’Immensité est vaste, ses sujets dispersés et, qui plus
est, Malotignas est d’une timidité légendaire. Censerres a donc tout le
loisir de persécuter les Sols de sa juridiction: il accentue la chaleur
du Soleil Mî et y ajoute de grands vents, ce qui a provoqué la sécheresse
le long de la frontière avec le Royaume des Adanaïdes. On dit que c’est
également par ennui qu’il se divertit en créant le Bois de Feu, une forêt
ardente dont ses arbres brûlent à perpétuité sans ne jamais se consumer.
Mais les Cieux des Censerres, malgré leur perfidie et leur amertume, sont
un emblème de courage car on raconte que, pour quelques tribus éloignées
dans l’Immensité, Censerres les aide dans leurs actions bellicistes. On
se plait donc à dire qu’advenant des hostilités avec d’autres Royaumes,
Censerres serait le premier ciel à protéger les Peuples de l’Immensité.
Pour l’heure, il se garde bien de s’intéresser à ces Peuples, leur donnant
le minimum de ressources pour évoluer.
En tant que territoire, les Cieux des Censerres sont quasi déserts. Peu
de créatures y habitent. Encore là, selon les croyances, on attribut
cette désertion au caractère taciturne et maussade du ciel qui demeure
peu invitant. Son écu porte le nom, curieusement, de Lao, qui veut dire
«Paix». Sa créature attitrée est une libelle, une mouche aux ailes très
grandes, métalliques. Et ses couleurs sont le rouge et le brun.
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Ciel de Mied
Le ciel le plus mystérieux et le plus vil de Teir. On ne sait que très
peu de choses à son sujet. C’est le territoire de tous les êtres louches
et malignes appartenant aux Thanars. Lorsque le Soleil Fabaran, ou Soleil
noir, se lève, il n'y a que dans le Ciel de Mied et le Royaume des Payays
d'Aran qu'on peu le voir. Le Ciel de Mied ne recherche pas les honneurs
ou la gloire. Il ne désire pas être apprécié et ne se soucie que très peu
des peuples qu’il couvre. Sous lui, c’est le Royaume des Pays d’Aran,
aussi sombre que lui. Il n’a pas de favoris car il n’existe pas pour ces
futilités. Sa fonction première est de garder ces territoires, aussi bien
dans le ciel que sur le sol, afin de connaître toutes les allées et venues
entre l’infini et Dorbonnes, l’infini et le Royaume des Adanaïdes. Un
ciel de garde, toujours à l’affût. On dit qu'il veille, au seul service
de Dramenker.
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Misage
C’est le ciel qui couvre le Royaume du Néant, gouverné par la princesse
de Qo. Misage a la particularité de faire prisonnier tous les imprudents
qui s’approchent de lui. Pour cela, on le croit peupler de milliers de
créatures diverses. Encore une fois, pourtant, on ne sait que très peu de
choses sur Misage. On le dit attaché particulièrement au premier Maître,
La Déshià. Il partage avec Dorbonnes un espace du Royaume des Adanaïdes
et on attribut à leurs divergences les tempêtes successives au sol à cet
endroit. Pour cela, on attribue à Misage les favoris suivants: son écu
porte le nom de Foirion, qui signifie «discorde». Sa créature favorite
est la chèvre dâlée, un mammifère reconnu pour sa robustesse et son esprit
querelleur. De surcroît, la chèvre dâlée à l’habitude de paître en grand
troupeau dans ladite région de tempête.
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Les pluies de Falice sont des pluies drues et violentes qui s’abattent
à la frontière de Censerres et de Mied. Falice a autant de visages et de voix
que de goutte d’eau. Ses pluies ne se tarissent jamais et alimentent un puit du
même nom. Au plus fort des pluies, nul ne peut passer à cet endroit, car elles
constituent un mur infranchissable.
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Olian et Bro sautent à cheval sur la frontière: un jour ils sont chez
Dorbonnes, le lendemain chez Mied. Ce sont deux entités faites de vent et de
grêle, taquins et bruyants, qui s’amusent à embêter les voyageurs.
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Quant à la fameuse zone de turbulence mentionnée plus haut à propos des
divergences entre Misage et Dorbonnes, cela a donné naissance aux Tornades de
Jades. Maussades, délinquantes, elles grondent et gronderont à jamais; à
moins qu’un Maître ne s’en lasse, évidemment.
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