Née à Montréal en juin 1975, puis élevée à Lachine, j'ai ensuite pris
mari et mon pays devint St-Hippolyte, dans les Laurentides. Enracinés
dans une enfance riche d'expériences heureuses, mes talents se sont
développés au sein d'une famille unie. Cette famille reste encore
aujourd'hui une force puissante qui dégage toute l'énergie essentielle
à ma créativité et le bonheur que j'y trouve me permet de tenter mes
aventures sans me perdre.
Aventures professionnelles
Par le dessin, la peinture, l'écriture et l'entrepreneuriat, je me suis
cherchée et après mes années d'études je me suis laissée guider
par des intuitions plus ou moins heureuses et par les projets du
moment. Mes premières années d'adulte autonome me conduisirent sur le
marché du travail, me faisant découvrir le domaine de la gastronomie
pour lequel je me suis passionnée aussitôt. Au gré des saisons et de
mes ambitions, je travaillai pour les pâtisseries les plus
prestigieuses de la région de Montréal. Une année sabbatique
me permit de sonder l'intérêt que je portais à
l'écriture d'un premier roman. C'est là que l'histoire qui couvait
depuis quelques années déjà perça mon imaginaire et que les personnages
se rencontrèrent pour la première fois. Mais la discipline me fit
défaut et, puisque les finances le réclamèrent autant que mon
intellect, je poursuivis l'écriture de Dramenker en marge d'une vie
professionnelle de plus en plus prenante, toujours dans le milieu de la
gastronomie.
Vie personnelle
Si ma vie professionnelle eut de grandes incertitudes ainsi qu''un flagrant
besoin de me réaliser, ma vie personnelle est un long fleuve
tranquille, fort heureusement. À 17 ans, je rencontrai Eric. À 24 ans,
nous nous sommes mariés. Étant restée très proche de mon grand frère
Pascal, et devenue liée avec Evelyne, sa fiancée, une double noce
s'imposa. L'amitié qui unit nos deux couples dépassa bien des
préjugés et nous avons acheté à quatre notre première maison, à
St-Hippolyte. Vivre à quatre, en compagnie de trois chiens, dans une
grande maison centenaire qui requiert de l'attention et des sous, tout
en démarrant son entreprise: que d'émotions ! Dramenker, pendant toute
cette période, n'exista que dans l'espoir lointain d'une fille
angoissée, passionnée et un tantinet trop empressée.
Le roman
L'histoire de Dramenker
naquit lorsque j'avais 18 ans. Les personnages s'imposèrent avant même
l'histoire et je commençai à l'écrire, avec maladresse et inexpérience.
J'entrecroisai, au gré de mon inspiration, l'écriture de ce roman avec
d'autres, totalement différents. Mais chaque fois, je revenais à
Dramenker. Puis je réussi à terminer une première ébauche. Avec l'aide
inestimable de ma mère, Solange, je me suis remise au
travail. Pendant des années, elle m'apprit ce qu'étaient l'écoute,
l'écriture, l'inspiration. Elle m'enseigna l'humilité et la confiance
en soi. Ses encouragements me rattrapèrent, chaque fois où je
considérai l'abandon. Des centaines d'heures de travail tissèrent
une relation mère-fille inébranlable. Nous étions déjà proches, avant.
Nous le sommes davantage, après avoir pleuré et ri tant de fois. Et
pendant ce temps, Dramenker devint vivant et son histoire prit
l'ampleur voulue.
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